27 avril 2008

Voila ...c'est fini


Les jeunes ambassadeurs prennent tout a l'heure leur avion pour Paris. Je publie le texte que Quentin a ecrit hier avec les autres ambassadeurs, sur le portable de Carole, dans le mini bus au milieu des embouteillages de Bamako.
"Vendredi et avant dernier jour de mission pour les Jeunes Ambassadeurs. Dès l’aube, direction Kalifabougou à 30 km de Bamako pour la visite d’un autre centre de santé communautaire appuyé par l’UNICEF. A notre arrivée, nous sommes accueillis par le médecin chef de centre, ses collaborateurs, et les autorités locales comme par exemple la mairie du village qui apporte un soutien moral et financier. Nous ouvrons donc cette rencontre par la présentation de l’établissement, ses enjeux, ses actions. Il s’avère qu’ici malheureusement ce centre rencontre quelques difficultés de fonctionnement, d’approvisionnement et de formation. La découverte de cette autre face des services de santé communautaires nous permet d’observer les failles d’un système où les programmes restent à améliorer et à suivre avec davantage de moyens. Tout comme dans les autres centres de santé communautaires, les habitants du village (un médecin et 5 infirmières pour plus de 14000 habitants) peuvent venir se faire vacciner, soigner, accoucher et trouver les médicaments et matériels nécessaires à la protection de la santé infantile.

Suite à cela, retour à Bamako au bureau régional de terrain de l’UNICEF Mali où nous attend le représentant M. Marcel RUDASINGWA pour le débriefing de la « Mission Mali ». Nous avons donc à cette occasion pu poser toutes nos questions aux directeurs de programmes présents pour compléter nos connaissances et éclaircir les points qui restaient ombrageux. Nous exposons aussi nos remarques et réflexions sur l’organisation de la Mission. Pour synthétiser, l’ensemble des remarques du comité Français, on peut dire que cette mission nous a permis d’acquérir bon nombre de connaissances sur les pratiques, la culture et la vie de la population d’un pays mais il nous a manqué quelques points de vue contraires à l’évolution et la participation des enfants.

Pour clore la journée, nous avons été accueillis dans un complexe d’écoute et de soin de jeunes, l’ASDAP, où ils peuvent être écoutés et soignés par des professionnels de la santé (psychologues, aide-soignants, médecins…) A cette occasion, nous rencontrons, les « pairs éducateurs » afin de dialoguer avec eux et présenter nos missions respectives au sein des communautés dans lesquelles nous vivons. Ces jeunes qui ont entre 12 et 18 ans sont formés par des éducateurs sur le thème du « VIH / SIDA et la santé sexuelle des jeunes ». Il sont chargés de sensibiliser, d’informer et d’écouter les jeunes qu’ils côtoient au quotidien. Sélectionnés sur la base des résultats scolaires, de leur engagement et de leur courage, ces jeunes témoignent d’un véritable engagement et sont la figure d’une société « jeune » qui avance et qui cherche à faire évoluer les mentalités.

Ainsi s’achève notre 5ème journée d’action sur le terrain, nous sommes épuisés mais la nostalgie du voyage commence à nous gagner.

Les Jeunes Ambassadeurs au Mali".

25 avril 2008

Une journée parlementaire…


Le début de la journée s’est déroulé tranquillement. Nous sommes de retour à Bamako. Après le déjeuner, les enfants du Parlement National des Enfants du Mali nous attendaient à la Cité des Enfants (qui recueille des jeunes de tous horizons sociaux). Ils nous ont expliqué leur place dans la société, leurs actions, les problèmes auxquels ils sont confrontés… Puis, comme à notre habitude, nous nous sommes retrouvés en petits groupes de deux Jeunes Ambassadeurs avec plusieurs jeunes parlementaires. Les discussions étaient diverses, nous avons parlé du problème de l’excision, de la mendicité des enfants, leur place par rapport à l’Etat, leur projet pour le Mali, leurs souhaits d’avenir…

La rencontre avec ces jeunes nous a surtout permis de prendre conscience que les efforts du gouvernement malien sont très importants. En effet, en France, les projets pédagogiques qui visent à laisser les jeunes DECIDER ne sont pas équivalents à ceux du Mali. N’est-ce pas étrange que le Mali ait des choses à nous apprendre ? N’est-ce pas un peu ironique ?

La France a beaucoup à apprendre du Mali, et plus généralement des pays en voie de développement. Quelques petites leçons ne sont-elles pas à donner ?

A nous de jouer…


La présidente du Parlement Nationale des Enfants du Mali a dit « Nous nous sommes des enfants et nous osons dire ce que les adultes n’osent pas »


INTERVIEW :

Les jeunes ambassadeurs : « Que pensez-vous de l’excision ? »
Les jeunes garçons parlementaires : « -Une fille excisée, je trouve ça horrible ! Je me demande comment une personne est- elle capable moralement d’exciser une jeune fille. Par ailleurs, une de mes sœurs est morte lorsqu’elle a accouché à cause de son excision. C’est pour ça que si j’aime une femme, je l’épouserai qu’elle soit excisée ou non ! »
Les jeunes filles parlementaires : « L’excision est une tradition de notre pays et les anciens, ceux qui dirigent la société, mettent l’excision comme une obligation, un rite obligatoire pour faire partie de la famille, pour son honneur. De plus, selon eux, la communauté malienne a peur d’une nouvelle colonisation, ils considèrent que les Occidentaux condamnent l’excision pour imposer leur mode de vie et par conséquent effacer la culture malienne. Par ailleurs, celles qui ne sont pas excisées sont rejetées par les autres et se sentent honteuses. »
Les jeunes parlementaires : « C’est un des sujets les plus dures à traiter et c’est un des thèmes qui nous tient le plus à cœur. Nous nous engageons donc à sensibiliser la communauté malienne. »

24 avril 2008

Sur le chemin de la Santé …


(Nous avons écrit ce texte hier en fin d'après-midi : mercredi).

Nous sommes, après une nuit de repos, sur le départ pour aller visiter le centre communautaire de santé de Sansanding à 50 km de Ségou où nous avons passé la nuit après quelques contacts entre nous et les commerçants locaux… Nous arrivons après 45 minutes de voyages sur les routes bordées d’un paysage aride. Là bas, nous avons découvert un moyen de « plaidoyer » des centres médicaux pour la population à propos de tout ce que les parents doivent faire pour protéger les droits de l’enfant. Tout d’abord, les salles médicales, avec un sol en terre battue permettent aux femmes enceintes d’accéder à une aide médicale et à l’urgence. Ensuite, la pharmacie du centre est approvisionnée par l’UNICEF et un médicament local, la spiruline, qui lutte contre la malnutrition, riche en nutriment.

Pour cette deuxième étape de la journée nous sommes allés dans une école amie des enfants, amie des filles, où nous avons été accueillis comme des rois par plus de 1500 élèves. La particularité de cet établissement est son autonomie financière. C’est-à-dire qu’ils achètent leur matériel scolaire avec les profits générés par la vente des produits agricoles, fruits et légumes. En effet, ils cultivent toutes ces denrées dans un grand jardin dont ils s’occupent quotidiennement ! Un bel exemple de responsabilités et de prise en compte des réalités économiques.

Ensuite, nous nous sommes rendus dans un centre d’accueil de jeunes de la rue. Ce centre n’accueille que des garçons et c’est aussi un foyer où les jeunes bénéficient d’un toit, ils sont logés ! Cependant, cet établissement manque cruellement de moyens, et le suivi des enfants n’est pas parfaitement entrepris.

Nous avons été invités à participer à une émission radio locale. Cela nous a permis de faire passer notre message à la population et de rencontrer des jeunes Maliens (parlementaires et journalistes) très engagés dans le développement de leur pays !

Ce soir, un spectacle comprenant des jeunes déscolarisés nous attend… Que le show commence !

Quand le soleil chauffe …

(Je publie aujourd'hui un texte que nous avons écrit mardi...)

Après la seconde nuit passée en terre Africaine à Bamako, nous avons dû nous lever… tôt !

L’UNICEF du Mali nous a concocté pour la journée un programme concernant l’éducation. De bonne humeur malgré la fatigue, nous sommes partis à la découverte du groupe scolaire Nelson MANDELA, un complexe scolaire accueillant près de 3000 élèves du primaire à la 9ème (équivalent à la 3ème en France).

Une foule d’enfants est venue nous accueillir comme des pachas (même notre président ne fait pas mieux…). Nous avons fait, pour commencer, le tour de l’école pour découvrir les bâtiments dans lesquels ces enfants reçoivent les cours dispensés dans des classes pouvant aller jusqu'à 160 élèves. Et là, choc de culture ! Des salles engorgées, des classes néanmoins immenses mais un seul professeur pour ces enfants. L’éducation est donc moins efficace, les élèves doivent faire face eux mêmes à leurs propres difficultés. Ainsi, ils instaurent un système de solidarité beaucoup plus fort et profond qu’en France : par exemple si un élève est malade et que sa famille n’a pas les moyens de se payer les médicaments adéquats, les élèves organiseront une collecte dans toute l’école pour aider un de leur camarade.

A ce stade de la visite, nous pouvons déjà constater que les élèves ne peuvent pas suivre décemment des cours dans ces conditions (c’est un fait qu’ils nous confirmeront par la suite). Nous nous sommes rendus ensuite dans la salle de conférence de l’école où nous attendaient le gouvernement des enfants. Nous avons donc pu découvrir cet outil pédagogique mis en place dans les « écoles amies des enfants ».

Il s’agit pour eux d’élire dans chaque classe des représentants dits « ministres » ou « conseilleurs spéciaux ». Ils sont donc chacun chargés de réfléchir et d’établir des discussions autour d'un domaine les concernant comme la sécurité, l’hygiène, le chômage ou encore la santé. En occupant ces fonctions, les jeunes sont donc sensibilisés à la vie citoyenne et peuvent s’exprimer comme ils le souhaitent. Nous constatons donc qu’au Mali, encore plus qu’ailleurs (en particulier en France), l’avis et l’opinion des enfants, des jeunes, est pris en compte. Ils pensent donc que « les plus aptes à pouvoir juger et prendre des décisions » sur la cause des enfants sont les jeunes eux-mêmes.

Après leur avoir posé énormément de questions, nous nous sommes regroupés en petits groupes pour pouvoir mieux échanger. Ainsi, ils nous ont beaucoup questionnés sur les conditions de vie des enfants en France, si nous rencontrions les mêmes problèmes qu’eux sur l’excision, les mariages forcés… Les filles nous ont donc délivré un message très fort sur leur envie d’une nouvelle vie basée sur l’équité. Ainsi, elles refusent l’excision, la polygamie et éduquent leurs parents. N’est-ce pas la preuve que la vision occidentale est bien éloignée de la réalité ? Que nos jugements européens sont stigmatisés ?

En tout cas, c’était notre impression, que nous voulions vous faire passer…

L’équipe des jeunes ambassadeurs « waouh » !

23 avril 2008

Ecole amie des enfants, de Markala


Visite d'une ecole juste apres ...et accueil triomphal pour les jeunes ambassadeurs. Les Maliens ont ensuite montre aux Français le jardin potager qu'ils cultivent près de leurs classes.

Au centre de santé de Sansanding


Suite du voyage, avec la visite d'un centre de sante à 50 km de Segou. Maria salue une femme qui a accouche la veille. Le centre offre tout la palette de services, depuis la consultation prenatale jusqu'à la vaccination et les soins de sante du jeune enfant.

22 avril 2008

Avec le gouvernement des enfants de l'Ecole Nelson Mandela


Bonjour, c'est Thomas, le photographe et web journaliste du groupe.

Le voyage des jeunes ambassadeurs de l'Unicef France se poursuit, avec aujourd'hui la rencontre avec les "ministres" du "gouvernement des enfants" d'une école de Bamako. J'ai photographié Maria et Margaux en grande conversation sur la participation de ces enfants aux décisions de leur école (tâches quotidiennes ou campagnes de sensibilisation à la santé).

Les visites s'enchaînenet très vite, et les jeunes n'ont pas beaucoup de temps pour écrire. Mais ils vous donneront leurs prochaines impressions très bientôt (si internet ne nous joue pas de tour) !
Tout à l'heure : départ pour Ségou, à l'est de la capitale. A bientôt !